La Déclaration des droits de l'homme: un lapsus (5e partie)
- Nietzsche a fort bien vu le rôle d’éteignoir de la IIIe République en France : elle a réussi à éviter la propagation de la révolte de « la classe barbare des esclaves », ie la Commune, « cette tête d’hydre internationale qui tout à coup est apparue de façon terrible, annonçant pour l’avenir de toutes autres luttes ». Elle apparaît bien chez lui comme « produit » du refoulement de l’acte manqué de 1789. (Naissance de la tragédie, Humain, trop humain).
Cf. chez A. France, un vieux sénateur se frotte les mains : « pour moi, ce qui prouve que la République est le meilleur des gouvernements, c’est qu’en 1871, elle a pu fusiller, en une semaine, soixante mille insurgés sans devenir impopulaire. Après une telle répression, tout autre régime serait rendu impossible ». Un vrai nietzschéen...
-Jaurès qualifie de « grandeur de la bourgeoisie révolutionnaire » l’abîme entre ce qu’elle a voulu et ce qu’elle a fait ».
Il s’agit vraiment là d’une grandeur « objective » au sens marxiste, avec lequel flirte ici, comme souvent, la rhétorique « jaurèsienne ». C’est là une grandeur que, par la suite, la bourgeoisie ne reconnaîtra guère comme sienne ! C’est vraiment le cas de dire que « l’on ne sait pas toujours ce qu’on fonde » (Renan)
«... et pourtant ces hautaines (?) déclarations de principes surgissant en pleine tempête, et la dominant, ont je ne sais quelle tragique beauté. L’Assemblée (...) s’obstinait (sic) à dresser au-dessus des évènements le droit humain (...) les modérés, Malouet, Mounier : la France n’est pas née d’hier, Mirabeau : effrayé, il essaie d’obtenir que l’Assemblée renvoie après le vote des articles constitutionnels la définition générale des droits (...) L’Assemblée résista (...) dans l’ordre historique, elle avait raison. Après tout, c’est le mouvement de l’histoire, le progrès même de la civilisation et de la pensée qui permettait (...) d’affirmer l’idéale liberté humaine comme la mesure suprême de la valeur des sociétés (...) lorsque l’esprit humain affirmait le droit naturel de l’homme <en 1789>, il n’abolissait point l’histoire : il en consacrait et en glorifiait les résultats ». Ceci ne correspond guère au contenu le plus patent du Préambule : c’est à se demander si Jaurès l’a bien lu ! On est en plein discours de banquet républicain.
« ...si la bourgeoisie révolutionnaire, par peur d’éveiller le prolétariat, somnolent et passif, avait hésité à invoquer les droits de l’homme et à confondre son droit (sic) avec celui de l’humanité, elle aurait perdu la force nécessaire pour lutter contre l’ancien régime, contre la féodalité, contre l’Eglise, contre toutes les tyrannies de l’univers conjuré. » bibi : les « droits » s’imposent comme du fait : elle n’a pas eu le choix.
Déclaration comme lapsus et panique presque immédiate : «...au risque de dépasser elle-même son propre droit et d’avertir au loin un droit nouveau. C’est cette intrépidité de classe, c’est cette audace à forger des armes souveraines, dût l’histoire un jour les retourner contre le vainqueur, qui font la grandeur de la bourgeoisie révolutionnaire. » bibi : ce ne fut pas un jour, mais tout de suite : dès 1789, le droit bourgeois est dépassé par le « droit » des « droits » de l’homme et du c.
-Arendt paraît bien ignorer la dimension acte manqué des « droits » de l’homme. Elle prend l’étiquette « droits de l’homme » pour une référence authentique aux « droits » de l’homme de 1789. C’st ce qu’elle appelle la « philosophie des droits de l’homme ». Cette « philosophie » est censée, d’après elle, avoir été le code de valeurs sur lequel était fondé l’Europe des Etats-nations vainqueurs de la guerre de 1914-1918 qui se sont avérés incapables de traiter le cas des déracinés (apatrides et minorités nationales) dont l’application de leur propre principe des nationalités venait pourtant de multiplier l’existence en modifiant les frontières et en créant de nouveaux Etats. Ces multiples minorités nationales déplacées, qui seront autant de casus belli (les Sudètes...) n’ont eu aucune place dans un système qui limitait la garantie des droits de l’homme aux ressortissants des Etats-nations.
C’est cette limitation qui est l’héritage du retour sur la Déclaration de 89 comme lapsus. Certes, « les mots mêmes de « droits de l’homme » devinrent aux yeux de tous les intéressés –victimes, persécuteurs et observateurs aussi bien- le signe manifeste d’un idéalisme sans espoir ou d’une hypocrisie hasardeuse et débile » ; mais ces intéressés ont eu tort de s’en tenir aux mots –Arendt aussi, mais elle en est, selon nous, moins excusable. En effet, du seul point de vue théorique du contenu de la Déclaration de 1789, le déracinement des « indésirables de l’Europe », après une guerre aux dimensions manifestement mondiales, inter-nationales, avait tout pour être interprété et traité selon la lettre même des « droits » de 1789. Tandis que, au contraire, le principe de l’Etat-nation ne pouvait y trouver aucune légitimité. Le fait étant qu’il n’en a rien été, ces considérations passeront certes pour théoriques, voire abstraites. Et elles le sont effectivement. Mais c’est que, précisément, en 1918, l’Europe se disant « démocratique » ne sortait pas seulement d’une guerre. Elle sortait aussi de 130 ans de refoulement des acquis de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. S’était ainsi installée une association par contamination entre nationalisme & « droits » de l’homme (dont la IIIe République en France fut un chef d’œuvre). Les horreurs inédites de la guerre de masse induisaient déjà un peu partout une anxiété sur la survie de l’espèce, qui donnait au texte de 1789 une nouvelle actualité, une espèce d’urgence, qui dénotait en particulier combien, en fin de compte, les notions de « citoyen » et de « nation « dépendaient peu, et dès 1789, de tout le chauvinisme et le repli identaire derrière quoi les pouvoirs successifs avaient pris soin de les camoufler au fil des ans. L’invocation du « principe des nationalités », i.e. d’un lien prétendument impératif entre nation et « population homogène » eut ainsi pour fonction de contrer cette actualité et cette urgence –non moins redoutable pour les pouvoirs « républicains » en place, mutatis mutandis que celle qui avait suivi la prise de la Bastille. Le drame a donc tenu à ce non respect foncier du contenu le plus manifeste de la Déclaration de 1789, et non à on ne sait quelle influence délétère d’une pernicieuse « philosophie des droits de l’homme ». C’est de l’impuissance des Etats nations modernes (tenant à leur anti « droits » de l’homme) que Arendt fait grief à ces mêmes « droits » de l’homme !
En dépit d’un certain flottement dans l’expression, elle prend pour argent comptant, i.e. pour « droits » de l’homme ce qui en est (et depuis 1789) la négation obstinée. C’est ce qui rend inappropriée sa référence élogieuse à Burke, i.e. à la dénonciation des « droits » de l’homme comme conception abstraite de l’homme. On ne saurait, en effet, trouver une « confirmation ironique, amère » de cette vitupération dans cela seul que Arendt a établi de manière incontestable : à savoir le lien ou plutôt un lien, une implication entre « les mots » (sic) «droits de l’homme» & l’imposition (inhumaine)par des vainqueurs du thème de l’Etat nation. Car nul ne contestera que, comme elle l’écrit, « la pleine implication de cette identification (sic) des droits de l’homme aux droits des peuples dans le système européen de l’Etat-nation n’est apparue au grand jour qu’avec l’apparition soudaine d’un nombre croissant de gens et de peuples dont les droits élémentaires étaient aussi peu protégés par le fonctionnement ordinaires des Etats nations au sein de l’Europe qu’ils auraient ou l’être au cœur de l’Afrique ».
Mais on ne saurait aller plus loin sans succomber à une imposture. Le drame de l’Europe d’entre les deux guerres suit du fait que, par exemple en France, c’était la République elle-même, (troisième du nom) qui en était venue à se construire autour d’une politique défensive contre les « droits » de l’homme, comme son adversaire silencieuse et tenace. Ayant d’ailleurs pris soin, comme on sait, de ne pas même s’y référer dans ses textes constitutionnels fondateurs de 1875.
La critique franche et externe, « contre révolutionnaire » de 1789, celle d’un Burke, n’a pas grand chose à faire ici. En fin de compte, Arendt s’en prend à une singerie des « droits » de l’homme –i.e. à ce qui en était déjà pleinement une violation. Ce faisant, elle les a « localisé » beaucoup trop étroitement.
C’est d’ailleurs pourquoi, par ailleurs, elle n(interprète pas la Terreur révolutionnaire comme une violation des « droits » de l’homme. Et en renvoie plutôt l’interprétation à une doctrine du mal radical.
-c’est Marx qui est le plus éloigné de l’idée de lapsus, d’acte manqué pour désigner 1789.
Pour lui : l’homme de l’ancien régime avait projeté son humanité dans le royaume imaginaire de la religion. (en 1789) l’Etat moderne sécularise l’esprit religieux, en transportant au niveau politique l’idée chrétienne de l’égalité (...) C’est le bourgeois qui est la vérité du citoyen, comme le sujet du roi était la vérité du croyant. Ainsi s’explique(rait) que dans la Déclaration des DH et du C., charte par excellence de la Révolution française (??!!), ce soit l’homme, le membre de la sté civile, qui ait sans cesse le pas sur le citoyen (??), figure du nouvel Etat démocratique. (...) Les droits de l’homme distincts de ceux du citoyen ne renvoient pas à l’homme en général, mais à l’homme égoïste de la sté bourgeoise, « séparé de l’homme et de la communauté ». Bibi nie la séparation en 1789. Furet continue : Dans les trois « Déclarations » de 1791, 1793, et 1795, par exemple (sic : c’est par exemple que « saute » 1789 ?), liberté et égalité sont définies comme un cadre destiné à fournir à chaque individu la sûreté de ses jouissances privées.
La pratique révolutionnaire offre de nombreux exemples contradictoires avec la théorie des droits de l’homme ; la violation des secrets de la correspondance, réquisition des propriétés, atteintes à la liberté individuelle, etc. Mais cette usurpation provisoire du politique sur le civil constitue pour Marx un des signes caractéristiques de l’émancipation révolutionnaire. ie. ce n’est pas pour défendre les acquis de 1789 contre ceux des apprentis sorciers qui sont terrifiés par le caractère vraiment révolutionnaire de ceux-ci que le 10 août on prend les Tuileries au prix d’un massacre. Et la dictature jacobine, avec la terreur, ce sera la domination de l’idée nouvelle de la communauté sur les intérêts particuliers de la sté civile. »
Bibi : et ici se pose bien le problème : la violation des DH fait bien partie des principes fondateurs du marxisme –en un sens, en amont de La Question juive. Marx ne voit pas que la violation des DH est libérale, bourgeoise. C’est une agression des DH de 1789 et de leur caractère collectif et social par la société civile et individualiste. Ou plutôt, Marx le voit fort bien, mais l’interprète fort mal : « dialectique » oblige, il voit la révolution sociale à venir portée par le succès de la bourgeoisie : chaque pas en avant de la bourgeoisie vers la domination nous rapprocherait de sa perte, de la révolution -et notamment, chaque débâcle des « droits » de l’homme et du citoyen. Ceux-ci deviennent ipso facto les adversaires de la réconciliation de l’homme avec son être générique, etc. Pour autant qu’ils gênent la domination bourgeoise (à laquelle ils ont échappé).
Il ne lui traverse pas l’esprit que le triomphe de la bourgeoisie contre la citoyenneté et les DH de 1789, puisse être celui de l’homme égoïste, de l’aliénation, un recul sans précédent (totalitaire) dans la réduction de l’aliénation de l’homme à la vie privée.
A sa manière, l’antienne marxiste sur les « droits » de l’homme est révélatrice : « l’insistance sur des droits purement formels devient un pur mensonge, intéressé en ce qu’il sert ceux qui ont avantage à une telle présentation, à savoir les dominants bien réels du monde économique et social ». Ce n’est pas à cette tromperie que se réduit, et s’est réduite depuis 1789 la lutte des puissants contre les « droits » de l’homme. Il n’est pas si certain que, à tous coups, les puissants ont (et ont eu) un intérêt à psalmodier ainsi le « mensonge » du droit formel. Les grands réactionnaires du 19e siècle ni les ultralibéraux d’aujourd’hui, n’hésitent guère à attaquer frontalement les « droits » de l’homme… Quant à la plupart des autres dominants, les plus décisifs dans les luttes sociales, ils firent de la « politique », de l’idéologie. Aussitôt, à compoter de 1789, ils s’attachèrent surtout à ce que ces « droits » fussent préalablement détournés, falsifiés, refoulés, « formalisés » (et notamment en les « juridifiant » ou « juridicisant », ie en les traitant comme des droits positifs). Pris à rebrousse-poil dans leur élitisme, ils se sont faits de la Déclaration de 1789 l’image d’une sorte de lapsus non signifiant, de dérapage un peu honteux –et ce au cœur même du personnel révolutionnaire. Dont ils en sont arrivés à se persuader.
Autrement dit, pour Marx, le bourgeois capitaliste du 19e siècle n’est nul autre que l’ « auteur » des « droits » de l’homme. Ce serait le même, avec les mêmes intentions en 1930 pris dans le même rapport de forces qu’en 1789… Le marxisme a ignoré ainsi un des fronts de la lutte des classes qui fut/est pourtant un aspect essentiel de la lutte des classes, des luttes sociales elles-mêmes N’en déplaise à une vulgate néo marxiste fort répandue, la violation des « droits » de l’homme, identifiés sans excès de précaution à la « démocratie », n’est pas seulement ce qui « PEUT être articulé aux luttes sociales, et constituer alors seulement des leviers pour les luttes».
-« le peuple qui finit par devenir un spectacle inattendu à lui-même, et demeure souvent aussi surpris que les étrangers à la vue de ce qu’il vient de faire ». (Tocqueville, L’ancien régime et la Révolution, tome II, p. 249-50). <cité par Fumaroli, La diplomatie de l’esprit, p. XXX ??>
-à relier peut-être à la crise de la prévision <soulignée spécialement et en détail par J. Ellul> : même lorsque l’anticipation est parfaitement réalisable : (cas exemplaire de Gaston Berger, futurologue prospectif et apôtre de la discipline qui n’a même pas vu venir les « baby boomers », n’en a pas informé les pouvoirs publics, alors qu’il lui aurait suffi de consulter les statistiques de naissances à partir de 1943 !!) ie la conduite à l’aveugle -celle des apôtres des Lumières avant 1789, notamment- il s’agirait plutôt d’une cécité, que d’une impossibilité.
``-l’arrêt du progrès : thème des Lumières la perfectibilité est abordée mais l’état de nature est maintenu, ce qui est relativement paradoxal perfectibilité = les siècles sont porteurs de progrès ; mais on se tourne vers les origines pour en tirer les bonnes institutions Rousseau : la perfectibilité « source de tous les malheurs » (2e Discours)àdivision du travailà « corruption de nos âmes » (Discours sur les sciences et les arts). C’est la division du travail social qui contraint les hommes à avoir besoin les uns des autres : ce qui est cause de l’aggravation de l’inégalité naturelle et de tous les malheurs afférents. « Dès qu’il fallut des hommes pour fondre et forger le fer, il fallut d’autres hommes pour nourrir ceux-là ». Alors que, pour A. Smith, c’est là une condition du progrès, pour Rousseau, c’est une raison suffisante pour refuser le progrès. Il condamnera « toute machine et toute invention » qui pourrait améliorer la productivité du travail. (Fragments politiques, VIII). Il faudrait « arrêter s’il était possible le progrès de ceux <les peuples> dont la petitesse et la situation les ont préservés d’une marche aussi rapide <que celle des grands Etats> vers la perfection de la société et la détérioration de l’espèce ». (Rousseau juge de Jean Jacques, 3e dialogue).
Bibi : Arrêter le progrès au niveau de ces « petits Etats » ß-> Arrêter la Révolution.
- Sur le droit d’asile : également lapsus. On ne commence à en parler dans les débats publics qu’en 1791 (le 19 février : Renaud Saint Angély). Alors que le droit d’asile suit de l’article 2 de la Déclaration de 89 sur la résistance à l’oppression. Mais il semble bien qu’on préfèrerait en faire un droit de l’homme proprement dit, l’intégrer à une Déclaration -ceci étant, comme on l’a vu pour la tolérance, le meilleur moyen de l’enterrer, de ne pas la faire entrer dans le droit proprement dit <astuce plus ou moins consciente>.
-àLe droit d’asile est donc explicite dans la Déclaration de 1793 <puis dans la constitution du 24 juin de la même année>-àen pratique, l’application, la mise en œuvre proprement juridique sera restrictive ; beaucoup plus restrictive même que sous l’ancien régime (la France abritait tous les dissidents de l’Europe) : avec la théorie du « peuple souverain », l’étranger devient facilement l’ennemi. Déjà cahiers de doléances n’évoquaient guère le droit d’asile sinon, parfois, pour en déplorer l’abus et réclamer un renforcement des polices nationales pour traquer les criminels dans toute l’Europe : ex cité dans Noiriel, op. cit.>
-Cf. lucidité relative de C. Desmoulins : « Jésus Christ aurait été inéligible ! » <voir droit de propriété>
-Diderot, article « représentants » : seuls pourraient être admis au contrôle des affaires nationales les premiers intéressés au maintien de l’ordre, ie les propriétaires : le maintien de l’ordre ! Telle est l’obsession des révolutionnaires lecteurs de l’Encyclopédie, dès qu’ils seront aux affaires, même partiellement, ie comme élus.--àles « citoyens-non-citoyens » (Michelet), les « non actifs » exclus du droit de voteà protestation de Robespierre et C. Desmoulins. àdisparition du cens électoral, le 10 avril 1792. Le 9 Thermidor sert aussi à mettre un terme au suffrage universel (moins les femmes) <cf. Boissy d’Anglas se faisant acclamer en rappelant que « un pays gouverné par les propriétaires est dans l’ordre des choses »>.
Idem pour le vote de la guerre=rétablir la pté sous la botte autrichienne au besoin.
La Terreur exprime la peur : elle n’a pas de rapport objectif, direct avec la réalité. Furet
-Les chouans dans l’Ouest, avaient souvent commencé leur « carrière » en étant des adversaires de la fiscalité de l’ancien régime, et tout simplement des contrebandiers, des « faux-sauniers » (dissimulant le sel pour ne pas avoir à payer la gabelle). A commencer par le héros éponyme Jean Chouan lui-même. Autrement dit, l’opposition à la Révolution s’est aussi enracinée parfois dans tout autre chose que dans le désir d’un retour à la monarchie. L’égalité fiscale, celle qui sera centrale dans la Déclaration de 1789, continuera à se frayer son chemin par delà les vicissitudes, les freinages (suffrage censitaire) qui ont nom : Révolution.